Utilisée en psychothérapie, cette pratique peut aussi se révéler efficace dans le contexte professionnel pour prendre confiance et gagner en sérénité. 
A essayer ?

L’an dernier, lorsqu’une de ses relations venant d’achever une formation à l’hypnose lui a demandé de servir de cobaye, Nathalie Serna s’est laissé tenter. Et ce d’autant plus volontiers que cette responsable des concours et admissions dans une école de commerce souffrait de migraines depuis plus de vingt ans. Dès la première séance, ses maux de tête se sont envolés pour ne plus revenir. Aussi, quand le praticien lui a appris que l’hypnose pouvait également aider sur un plan professionnel, elle n’a pas hésité à renouveler l’expérience. Avec le même succès. Les résultats de deux séances consacrées à la confiance en soi et au lâcher-prise l’ont bluffée : «Je suis plus sereine, particulièrement pendant les réunions. Je les anime de façon plus fluide, sans appréhension. Les résultats sont difficiles à quantifier, mais je me sens mieux.»

Taxée de charlatanisme et parfois assimilée à  l’occultisme, l’hypnose est encore taboue en entreprise. Sa pratique relève en général de démarches individuelles qu’on préfère garder secrètes. Pourtant, sur le plan médical, elle a connu un retour en grâce il y a une dizaine d’années et bénéficie désormais d’une reconnaissance officielle en tant que «méthode thérapeutique». En milieu hospitalier, elle aide notamment à traiter la douleur et commence à remplacer les anesthésiants lors de gestes dits invasifs : opérations chirurgicales, piqûres.

Parallèlement, l’«hypnocoaching» – l’hypnose à des fins professionnelles – est apparue. Cette approche a déjà séduit des managers au Royaume-Uni, au Mexique ou en Suisse. En France, les réticences sont encore importantes, mais elle est en train de faire son chemin. Avec des résultats étonnants, témoigne Emmanuel, directeur grands comptes dans un groupe d’assurances, qui a commencé à y recourir il y a dix ans : «J’ai très mal vécu ma première année comme manager. Je me sentais illégitime et je partais travailler la peur au ventre, ce qui m’amenait à surprotéger mes collaborateurs. L’hypnose m’a permis de réfléchir à mes craintes. Aujourd’hui, j’ai davantage de recul, je prends de meilleures décisions et je laisse plus de temps à mes collaborateurs pour évoluer, tout en les aidant.» La démarche vous tente ? Voici quelques conseils pour vous guider sur cette voie.

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